Les successions ne se bloquent pas seulement pour des raisons juridiques : la mésentente familiale suffit. Or pendant que le conflit dure, les comptes dorment — et le compte à rebours de la déshérence tourne. Voici comment sortir de l'impasse.

Pourquoi une succession se bloque

  • Un héritier ne répond pas ou refuse de signer.
  • Un désaccord sur la valeur ou le partage des biens.
  • Des soupçons sur des donations ou des retraits passés.

Le risque silencieux : la déshérence

Pendant le blocage, les comptes du défunt restent gelés. Après 3 ans, les fonds partent à la Caisse des Dépôts ; après 30 ans, ils sont perdus au profit de l'État. Un conflit long peut littéralement faire fondre l'héritage.

Les leviers pour débloquer

  1. La médiation familiale, souvent plus rapide qu'on ne croit.
  2. Un notaire pour objectiver les valeurs et proposer un projet de partage.
  3. En dernier recours, le partage judiciaire : tout héritier peut le demander, nul n'est tenu de rester dans l'indivision.

Et pendant ce temps, sécuriser l'inventaire

Quel que soit le conflit, chacun a intérêt à ce que tous les avoirs soient identifiés : un inventaire complet (comptes, épargne, assurance-vie) évite qu'une partie de l'héritage disparaisse en déshérence pendant la dispute. Heritya peut établir cette vérification gratuitement.

Questions fréquentes

Un héritier peut-il bloquer indéfiniment ?
Non : le partage judiciaire permet de sortir de l'indivision même sans unanimité.

Le blocage fait-il perdre l'argent ?
À terme oui : les fonds non réclamés partent à la Caisse des Dépôts puis à l'État après 30 ans.

Peut-on chercher les avoirs pendant le conflit ?
Oui, et c'est recommandé : l'inventaire profite à tous les héritiers.