C'est la première question que l'on se pose : « si un proche a laissé de l'argent oublié, combien puis-je espérer récupérer ? » La réponse honnête est qu'il n'existe pas de montant unique — cela dépend de ce que la personne détenait. Mais on peut donner des ordres de grandeur réalistes, et surtout comprendre où se cachent les sommes les plus importantes.

Il n'y a pas de « montant type »

Un héritage oublié peut représenter quelques centaines d'euros… comme plusieurs dizaines de milliers. Tout dépend de la nature des avoirs laissés par le défunt : un simple livret oublié n'a rien à voir avec un contrat d'assurance-vie souscrit il y a vingt ans. Voici les grandes catégories.

Les comptes bancaires et livrets oubliés

Un compte inactif dans une ancienne banque, un Livret A qu'on ne mouvementait plus, un PEL de longue date : ces sommes vont de quelques dizaines à quelques milliers d'euros selon l'épargne accumulée. Prises isolément, elles paraissent modestes ; mais additionnées, elles constituent souvent une somme qui vaut la peine d'être réclamée.

L'épargne salariale

Beaucoup de personnes oublient un plan d'épargne entreprise ouvert chez un ancien employeur. Ces avoirs, parfois abondés pendant des années, peuvent représenter plusieurs milliers d'euros — et sont fréquemment perdus de vue au moment de la succession.

L'assurance-vie : le vrai « trésor »

C'est de loin la catégorie où se concentrent les montants les plus élevés. Une assurance-vie non réclamée se chiffre régulièrement en milliers, voire en dizaines de milliers d'euros. Et le piège est connu : un proche a pu vous désigner bénéficiaire sans vous en parler, ou souscrire un contrat auprès d'un assureur avec lequel la famille n'a plus aucun lien. Sans recherche dédiée, ce contrat reste invisible.

À l'échelle du pays, ce sont plusieurs milliards d'euros — comptes et assurances-vie confondus — qui dorment à la Caisse des Dépôts, faute d'avoir été réclamés. Une partie appartient à des héritiers qui ignorent tout de leur existence.

Pourquoi on ne peut pas connaître le montant à l'avance

Impossible de deviner la somme sans faire la recherche : les avoirs sont recensés dans des fichiers réservés aux notaires mandatés et aux héritiersFICOBA pour les comptes, FICOVIE pour l'assurance-vie. Ces fichiers ne se consultent pas librement. Le montant exact n'est confirmé qu'au cours de la procédure, une fois les avoirs identifiés. C'est cette recherche complète qu'Heritya organise pour vous, via le notaire mandaté.

Ce qu'il reste, une fois les frais déduits

Récupérer des fonds suppose l'intervention d'un notaire (établissement de la qualité d'héritier, récupération des sommes) : cela engendre des frais d'acte. À cela s'ajoute la rémunération du service d'accompagnement, généralement au succès : rien n'est dû tant qu'aucune somme n'est récupérée. Autrement dit, vous ne payez que si vous touchez de l'argent — et sur une somme que, sans cela, vous n'auriez jamais réclamée.

Alors, est-ce que ça vaut le coup ?

La logique est simple : la vérification est gratuite et sans engagement. Dans le pire des cas, vous apprenez qu'il n'y a rien — vous n'avez rien perdu. Dans le meilleur, vous récupérez un argent qui vous revient de droit et qui, sinon, finissait par revenir à l'État au bout de 30 ans. Le seul vrai risque, c'est de ne pas vérifier.

Questions fréquentes

Peut-on savoir le montant avant de lancer les démarches ?
Non, le montant n'est confirmé qu'après l'identification des avoirs via les fichiers réservés. La vérification initiale, elle, est gratuite.

Les petits montants valent-ils la peine ?
Souvent oui, car plusieurs petits avoirs se cumulent — et surtout, on ne sait jamais à l'avance si une assurance-vie plus importante existe.

Que se passe-t-il si aucun fonds n'est trouvé ?
Vous ne payez rien : le service fonctionne au succès.